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Publié le 5 Mai 2018

Photo par Lara Zankoul

Photo par Lara Zankoul

Bonjour ou bonsoir, je ne sais jamais trop...

Je ne vous écris qu'aujourd'hui, mais ça fait plusieurs semaines que j'ai vraiment envie de le faire, je n'ai pas eu le temps de me poser avant.
Et puis j'hésitais entre reprendre le blog avec un contenu « littéraire » ou aussi vous écrire normalement, sans trop de figures de style, en vous parlant un peu de moi, de mes coups de cœur, de mes questionnements, de mes préoccupations ; comme j'écrirais un mail à une ou un ami(e). J'ai eu la chance d'échanger avec certains d'entre vous en MP et j'avoue que je suis très ravie de ma communauté, charmée par elle. Vous êtes souvent des créatifs, artistes, poétiques, rêveurs, romantiques ; vous avez de la personnalité, des goûts affirmés, vous vous posez des questions importantes. J'aime cet espace qui a pu rendre notre rencontre possible.
J'aime être dans l'anonymat avec vous. C'est reposant comparé aux autres types de relations : professionnelles, familiales, amicales, amoureuses. Des relations qui peuvent parfois devenir des geôles pour moi qui tiens de plus en plus à ma liberté. Arrivons-nous réellement à être qui nous sommes avec les gens qu'on fréquente ? Pour ma part, je ne pense pas jouer de rôle ou être quelqu'un d'autre dans ma vie de tous les jours, cependant, je suis très réservée, je raconte peu de choses, je donne peu accès à ma façon de voir ou de penser, peut-être par manque de confiance parfois, mais aussi tout simplement parce que je n'aime pas spécialement parler, m'étaler, m'extérioriser. Je préfère écrire, ou alors agir, fabriquer des choses (esprit d'entrepreneuriat). Et pour être totalement sincère, beaucoup de mes meilleurs amis sont partis à l'étranger, et je n'ai pas fait de rencontres renversantes depuis. Ma vie a été difficile ces dernières années, alors je n'avais plus de vie sociale. Bref.
Avec ce premier billet, je tenais à vous laisser quelques recommandations :

Wesh Derna dans Dziri magazine

Wesh Derna dans Dziri magazine

n° 01, si jamais vous ne connaissez pas déjà, la websérie documentaire Wesh Derna, une série documentaire qui donne la parole à la jeunesse algérienne profondément attachée à son pays, qui a décidé d'y rester et d'y créer de la valeur.

Et vous pouvez trouver tous les épisodes sur la chaîne YouTube du même nom.

étoile vagabonde

n° 02, un roman, « Nous les menteurs » de E. Lockhart, un de mes derniers gros coups de cœur romanesques.
4e de couv' : Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs. 
Un accident. Un secret. La vérité.

Un roman audacieux, percutant. Un style d'écriture décapant. Un récit à la première personne, avec une voix qui nous accroche dès les premières lignes. Des personnages forts. Une construction impeccable.
Ce roman est si réussi qu'on oublie que c'est une fiction. Il est aussi déstabilisant et bouleversant que la vie.

Mathilde Froustey on the roof of the Palais Garnier. Photo by Erik Tomasson.

Mathilde Froustey on the roof of the Palais Garnier. Photo by Erik Tomasson.

n° 03, un reportage du Journal L'Equipe sur la danseuse étoile Mathilde Froustey, parce que j'aime la danse.

Reportage par journal l'Equipe

étoile vagabonde

n° 04, un podcast, Nouvelle école d'Antonin Archer, que vous pouvez écouter via l'appli podcasts de votre Iphone ou sur YouTube, ou en téléchargeant une appli pour podcasts sur Android. Chaque lundi, une interview avec des personnalités françaises qui sont sorties des sentiers battus : dans les domaines de l'entrepreneuriat (start-ups, web, mode, blog, réalisation, YouTube game, journalisme...etc.) Antonin Archer c'est aussi un jeune homme de notre génération, qui a lancé ce podcast comme une thérapie. Un court texte autobiographique accompagne chaque épisode, et où il partage avec nous ce que cette rencontre lui a apporté, ce qu'il a appris, ses remises en question, les changements qui s'opèrent en lui, son état d'esprit.
Voilà pour aujourd'hui !
Je serai ravie de lire vos commentaires sous l'article, ou alors si vous avez des choses à me dire, des recommandations, des questions à me poser, vous pouvez aussi m'écrire à l'adresse suivante, si vous préférez : box.nuitbleue@gmail.com
Paix et amour <3
xoxo

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Publié le 29 Juin 2015

Message express

Un petit message express pour vous informer que vous pouvez suivre "Nuit Bleue" également sur Facebook à cette adresse : https://www.facebook.com/NuitBleue

xoxo.

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Publié le 14 Septembre 2013

Changement d'adresse

Pour ceux que cela intéresse, voici la nouvelle adresse nuit-bleue :

http://nuit-bleue.tumblr.com/

Au plaisir !

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Publié le 27 Mai 2013

«    Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres,

      Nos silences, nos paroles,

      La lumière qui s’en va, la lumière qui revient,

      Un seul sourire pour nous deux,

      Par besoin de savoir, j’ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d’apparence,

      Ô bien-aimé de tous et bien-aimé d’un seul,

      En silence ta bouche a promis d’être heureuse,

      De loin en loin, ni la haine,

      De proche en proche, ni l’amour,

      Par la caresse nous sortons de notre enfance,

      Je vois de mieux en mieux la forme humaine,

      Comme un dialogue amoureux, le cœur ne fait qu’une seule bouche

      Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser,

      Les sentiments à la dérive, les hommes tournent dans la ville,

      Le regard, la parole et le fait que je t’aime,

      Tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre,

      D’aller droit devant soi vers tout ce que l’on aime,

      J’allais vers toi, j’allais sans fin vers la lumière,

      Si tu souris, c’est pour mieux m’envahir,

      Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard. »

 

Le poème dans Alphaville.

Jean-Luc Godard. 1965.

 

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Publié le 26 Mai 2013

http://www.pixelvalley.com/forum/img/users/22223_Sleepwalker.jpg

 

Hier soir, quelques minutes après avoir rejoint mon lit, je me suis branchée sur Europe 1 et j’étais heureuse d’y retrouver Vanessa Paradis invitée à On connaît la musique.

Une fois l’entretien bien entamé, le journaliste lui a posé une question sur son côté rare et mystérieux. Elle a merveilleusement répondu. C’était tout de même une question sordide.

Je crois qu’on demeure mystérieux uniquement aux yeux de ceux qui ne veulent pas voir. Si tu le veux, l’essentiel saute aux yeux. On transparaît quasi immédiatement à ceux qui veulent sincèrement nous connaître. D’ailleurs, cette idée ‘’d’envie de connaître’’ est stimulée par nos intuitions, nos sensations, nos impressions de l’autre. Nous sommes guidés par une sorte de vérité originelle vierge de toute expérience, mais bardée de perceptions.

J’aime les gens qui disent tout haut ce qu’ils pensent tout bas de toi si tu le leur demandes, ou même sans parfois. Que ça soit de jolies choses ou non. Ces personnes décomplexées qui ne cherchent pas à te plaire, mais plutôt à se plaire. Les personnes qui n’ont pas peur de se montrer vulnérables. Ces personnes qui aspirent seulement à se ressembler, à être en accord avec elles-mêmes.

Ces gens-là tu vois, avec leurs parts d’empathie, leurs parts de sincérité, ils me touchent énormément et je verse souvent quelques larmes en repensant à leurs mots.


·          « Je pensais connaître toutes les portes qui menaient à mon cœur, mais j’ai oublié que certaines voix pouvaient abattre les murs, ne pas passer par la porte, ni même se faufiler par une petite brèche, mais simplement abattre les murs, défoncer la structure, ou du moins y aspirer. Oui, la petite voix y aspire. La petite voix trouve mes portes risibles, trop étroites et indignes de sa majesté. La petite voix ne voudrait pas entrer, elle voudrait atterrir ; elle ne veut pas apparaître, elle veut surgir. Pourtant la petite voix est une petite voix. Elle ne se donne même pas des airs de grande voix, elle se fiche d’en être une. Mais les grandes marées déferlent en se dissimulant dans les petits mots que la nuit murmure.

           Ma structure est menacée ; que ma joie demeure ! »

A.     , mon idéal indécis. 17.08.2011.

 

 

·          « — … Et dès que j'ai entendu ta voix

          Me suis dit, c'est sûr, c'est ELLE !

— Et tu avais raison : )

Ça me fait trop plaisir d'apprendre que tu m'as écoutée !

          :)

— Je parais comment ?

— Douce et romantique

Un peu fragile.

Féminine. »

S. , un garçon adorable, un peu paumé et avec qui j’aime me perdre, il vit dans une autre ville du pays et est tombé par hasard sur cette émission radio où j’étais. 14.05.2013.


 

·           Elle m’a confié qu’elle avait regardé le soir d’avant Un monstre à Paris et a ajouté : « Luciole, la chanteuse, m'a drôlement fait penser à toi. Elle te ressemble sur plusieurs plans ! »

      I.       , l’âme sœur, celle qui occupe désormais mes pensées les plus délectables. 15.03.2013.


 Image : Sleepwalker, La somnambule — Lisa Meyer Photographie.

 

 


 

 

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Publié le 9 Mars 2013

Mathieu Chedid - noumatrouff.fr

J’ai, échoués au fond du cœur, les soubresauts irréversibles d’une douleur superbe ; papa est parti un jour d’automne. Depuis, j’collectionne secrètement ou non des instants de complicité avec un tas d’inconnus, c’est comme ça que j’réarrange la musique de tous nos instants poétiques magiques, à lui et moi. J’ai trente-six mille reprises de nous.
Des fois, j’aime l’idée que tu puisses penser à moi, t’inquiéter de comment je vais, mais la plupart du temps je préférerais que tu m’oublies. Tu vois trop clair en dedans. Ton regard est trop pénétrant. Je risque de me dissoudre sous l’contrecoup des radiations que tu propages. Tu mobilises redoutablement mes idéals. Comprends, comprends, comprends…t’es intelligent, y a pas besoin que je te parle en idéogrammes.
À chaque fois que tu réapparais y a la petite voix vénérable d’la sagesse à l’intérieur qui braille : évitons les digressions, renonçons au carambolage ; je ne suis pas (r)assurée.
Malgré cela, dès qu’elle a le dos tourné, je me laisse aller à envisager une relance. Oui, c’truc inqualifiable entre nous ça ressemble vachement à une partie de strip-poker qui doit durer depuis quoi… dix-huit mois. J’attendrai pas non plus cent-sept ans, tu le sais. Alors je me dis souvent c’est fini, seulement suffit qu’un timide moment de nostalgie dévale la pente en fin de semaine, que je le rattrape, le dissèque, en explore les entrailles incognito, pour que tu décryptes mes pensées réaffirmant notre lien et par la même occasion cette adorable manie que tu as de ne jamais prévenir quand tu reviens. C’est violent, c’est soudain ; comme ça, tu débarques, tu m’attires, tu m’embarques, tu m’escortes jusqu’au fond du magasin de souvenirs pour nous enfermer dans l’arrière-boutique et qu’on reprenne — surtout pas déguisés — la partie où on l’avait laissée.
On gagnera quoi à la fin ?
Si toi tu rêves de me dire bonjour, sache que moi je nous prescrirais bien un voyage en train de nuit. Dis-moi juste avant que je ne réserve, tu préfères partir avec laquelle des poupées, la toute gentille polie ou l’allumée la détraquée ? L’une a la peau duveteuse des pétales de roses, la délicatesse des chérubins farouches qui ne se mélangent pas aux créatures de leur âge. L’autre a la peau écaillée des dragons, la sauvagerie des gosses téméraires toujours ravis de s’offrir à la mêlée.
En main un carré d’as que je ne t’opposerai pas. Je voudrais qu’on garde encore la chemise de peur que la passion ne se grippe.
Il y a des jours où je préférerais que tu m’oublies, d’autres sur lesquels j’aimerais que tu continues à tramer des promesses en décorum pour enluminer ce sordide bocal à poissons qui nous sert de parloir. Que tu prennes mes exactions pour les caprices d’une fille qui n’a pas grandi, qui n’a pas eu le temps. Très cher prince alarmant, dis-toi que même si elle ne te le confie pas aussi affectueusement que tu lui exprimes tes sentiments : la dernière image brillante, le premier barrage imposant, le dernier passage captivant, pour elle, c’est encore toi.


Image : Affiche de -M- (Matthieu Chedid).

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Publié le 1 Janvier 2013

Rusty-memories-Leslie-Ditto-copie-1.jpg

 

« Tu peux maintenant ouvrir ton cœur. C'est moi peut-être. Je ne suis pas perdue pour toi.

Silence, et puis.

Pour adoucir la vie ?

Personne ne le sait. Il faut essayer de vivre. Il ne faut pas se jeter dans la mort.

C'est tout.

C'est tout ce que j'ai à dire. »


C’est tout – Marguerite Duras.

 

Image : Peinture ; Rusty memories

– Leslie Ditto.

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Publié le 21 Octobre 2012

Ne pas attendre,

que le gars du parking fasse le guide et réclame une pièce

que le panaché fonde

blanc violet pistache mangue

que les cacahuètes concassées s’effondrent

en avalanche sur mes hanches

de démarrer pour lever les yeux au ciel

et se rendre compte du nom fantastique

que porte — comme un clin d’œil inespéré — l’endroit

LIBERTÉ

 

 

 

Attendre,

que chaque rencontre se grave en spirale sur un plateau vinyle courtiser l’inconnu

collectionner les combinaisons comme des microsillons électrophoniques

toute entrevue en prise de son improvisée

trente-trois quarante-cinq tours

et puis s’envole

.

 


 

 

 

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Publié le 10 Octobre 2012

Branche_d-amandier_en_fleur.jpg

Nous avons de quoi s’éblouir quelques jours encore mille et une nuits entre nos mains résignées, puisque tu crois en la magie des palabres d’après minuit et moi plus du tout aux serments dispensés sur les après-après-demain.

On peut s’endormir avec trois fois rien sur le dos.

Un ou deux mots au coin des lèvres ; de toute manière, y’a pas plus savoureux pour habiller l’automne qu’un sourire à la bouche.

Je roule à contresens.

Je roule des joints, encercle des coins d’absence, admoneste des chapitres en instance ; doucement, lentement, je rejoins les territoires implacables de l’enfance.

Je ne veux pas te plaire.

Je veux tergiverser sur l’innocuité du désir.

(t’embrasser, t’embraser.)

Je veux des cours particuliers de langues étrangères.

Je veux pénétrer la fraîcheur des Flandres.

Je veux comme un amandier fleurir à la fin de l’hiver.

Je veux qu’on se confie nos alcools puis nos cendres.

. une franche aurore .

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Publié le 4 Octobre 2012

Vue-du-Port-d-Alger.-Carte-postale--Lucien-Levy--coloree-.jpg

 

L'amour c'est comme les bateaux

Vu d'un peu loin c'est toujours beau

Ça prend des airs calmes et tranquilles

Pour vous faire croire qu'il y a des îles

Et que la mer est toujours d'huile

Les bateaux c'est comme les sirènes

Ça ment mais on y croit quand même

Et l'amour c'est comme les bateaux

Pour quelques larmes, pour quelques lames

Pour un orage de trop

Oui ça chavire et ça rend l'âme

L'amour comme les bateaux

 

L'amour c'est comme les bateaux

On s'embarque toujours trop tôt

À peine a-t-on quitté le bord

Que ça va de tri en bâbord

Même les rats quittent le bord

Ça ne résiste pas longtemps

Aux coups de chien au mauvais temps

L'amour c'est comme les bateaux

 

Pour quelques larmes et quelques lames

Pour un orage de trop

Oui ça chavire oui ça rend l'âme

L'amour comme les bateaux

Et que la mer est toujours d'huile

Les bateaux c'est comme les sirènes

Ça ment mais on y croit quand même

L'amour c'est comme les bateaux

 

Paroles et Musique: G.Thibault,

A.Popp 1976 © 1976 — Disque RCA (interprétée par Sylvie Vartan.)

Image : Vue du port d’Alger, carte postale (Lucien Lévy) colorée main,

début des années 1920.

 

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