Publié le 12 Mars 2011

Elle a bu ses mots un matin de jeun.

La capricieuse, l’insatiable lézarde a tremblé sous les caresses de ses paroles résolues. Je crois bien que pareil tressaillement ne l’avait parcourue depuis déjà plusieurs printemps.


Elle a chanté pour lui.


Je fuirai tous les interdits pour consommer encore la beauté anthracite que de jour tu fabriques sous tes eaux douces pour m’ensorceler.


Tu es si différent.

Par quel oracle peux-tu me deviner, me saisir, me cerner ? Par quel miracle ?

Je suis heureuse avec toi.


Mais il faut que tu saches, j’ai célébré des épousailles précoces avec la solitude, c’était un mariage arrangé. Non, pas une abnégation, la preuve, regarde. Dans ce laboratoire j’ai fini par prévoir mon bonheur et mes amours n’ont pas sa dilection.

Comment as-tu eu l’envie de pousser la porte ? Il n’y avait pourtant pas de lumière en dessous. Peut-être était-ce la musique, petite musique en sourdine pas même assez forte pour surmonter les soliloques, le murmure de toute cette eau baladée dans la fragile tuyauterie de l’expérience. Une eau évaporée, distillée, condensée, précipitée, sublimée. Changement d’état qu’ils disent, je crois que l’âme est liquide, et qu’elle subit nos températures. Même dans la métaphore, dessèchement qu’ils disent. Oui, l’âme est liquide. Et toi dans tout ça ? Tu te sens largué aux creux d’une folie aqueuse, comme je te comprends…


Tu me reflètes.

Tu es mon ombre. Ombre fugace.

Sculptant l’éternité dans un bain de candeur.

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Rédigé par L.

Publié dans #Fragments

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