je tu ils M, wxyz

Publié le 10 Octobre 2012

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Nous avons de quoi s’éblouir quelques jours encore mille et une nuits entre nos mains résignées, puisque tu crois en la magie des palabres d’après minuit et moi plus du tout aux serments dispensés sur les après-après-demain.

On peut s’endormir avec trois fois rien sur le dos.

Un ou deux mots au coin des lèvres ; de toute manière, y’a pas plus savoureux pour habiller l’automne qu’un sourire à la bouche.

Je roule à contresens.

Je roule des joints, encercle des coins d’absence, admoneste des chapitres en instance ; doucement, lentement, je rejoins les territoires implacables de l’enfance.

Je ne veux pas te plaire.

Je veux tergiverser sur l’innocuité du désir.

(t’embrasser, t’embraser.)

Je veux des cours particuliers de langues étrangères.

Je veux pénétrer la fraîcheur des Flandres.

Je veux comme un amandier fleurir à la fin de l’hiver.

Je veux qu’on se confie nos alcools puis nos cendres.

. une franche aurore .

Rédigé par L.

Publié dans #Journal

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