Publié le 21 Octobre 2012

Ne pas attendre,

que le gars du parking fasse le guide et réclame une pièce

que le panaché fonde

blanc violet pistache mangue

que les cacahuètes concassées s’effondrent

en avalanche sur mes hanches

de démarrer pour lever les yeux au ciel

et se rendre compte du nom fantastique

que porte — comme un clin d’œil inespéré — l’endroit

LIBERTÉ

 

 

 

Attendre,

que chaque rencontre se grave en spirale sur un plateau vinyle courtiser l’inconnu

collectionner les combinaisons comme des microsillons électrophoniques

toute entrevue en prise de son improvisée

trente-trois quarante-cinq tours

et puis s’envole

.

 


 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par L.

Publié dans #Journal

Repost0

Publié le 10 Octobre 2012

Branche_d-amandier_en_fleur.jpg

Nous avons de quoi s’éblouir quelques jours encore mille et une nuits entre nos mains résignées, puisque tu crois en la magie des palabres d’après minuit et moi plus du tout aux serments dispensés sur les après-après-demain.

On peut s’endormir avec trois fois rien sur le dos.

Un ou deux mots au coin des lèvres ; de toute manière, y’a pas plus savoureux pour habiller l’automne qu’un sourire à la bouche.

Je roule à contresens.

Je roule des joints, encercle des coins d’absence, admoneste des chapitres en instance ; doucement, lentement, je rejoins les territoires implacables de l’enfance.

Je ne veux pas te plaire.

Je veux tergiverser sur l’innocuité du désir.

(t’embrasser, t’embraser.)

Je veux des cours particuliers de langues étrangères.

Je veux pénétrer la fraîcheur des Flandres.

Je veux comme un amandier fleurir à la fin de l’hiver.

Je veux qu’on se confie nos alcools puis nos cendres.

. une franche aurore .

Voir les commentaires

Rédigé par L.

Publié dans #Journal

Repost0

Publié le 4 Octobre 2012

Vue-du-Port-d-Alger.-Carte-postale--Lucien-Levy--coloree-.jpg

 

L'amour c'est comme les bateaux

Vu d'un peu loin c'est toujours beau

Ça prend des airs calmes et tranquilles

Pour vous faire croire qu'il y a des îles

Et que la mer est toujours d'huile

Les bateaux c'est comme les sirènes

Ça ment mais on y croit quand même

Et l'amour c'est comme les bateaux

Pour quelques larmes, pour quelques lames

Pour un orage de trop

Oui ça chavire et ça rend l'âme

L'amour comme les bateaux

 

L'amour c'est comme les bateaux

On s'embarque toujours trop tôt

À peine a-t-on quitté le bord

Que ça va de tri en bâbord

Même les rats quittent le bord

Ça ne résiste pas longtemps

Aux coups de chien au mauvais temps

L'amour c'est comme les bateaux

 

Pour quelques larmes et quelques lames

Pour un orage de trop

Oui ça chavire oui ça rend l'âme

L'amour comme les bateaux

Et que la mer est toujours d'huile

Les bateaux c'est comme les sirènes

Ça ment mais on y croit quand même

L'amour c'est comme les bateaux

 

Paroles et Musique: G.Thibault,

A.Popp 1976 © 1976 — Disque RCA (interprétée par Sylvie Vartan.)

Image : Vue du port d’Alger, carte postale (Lucien Lévy) colorée main,

début des années 1920.

 

Voir les commentaires

Rédigé par L.

Publié dans #Journal

Repost0

Publié le 2 Octobre 2012

Rédigé par L.

Publié dans #Playperso

Repost0