Smokey-eyes — Neils/Majda.

Publié le 14 Septembre 2012

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N.

Elle est soleil, elle est céleste. Elle me fait penser à un losange de pâte de fruits au teint d’ambre, hyaline et cuisante aux coins ; au cœur, confidentielle.

Sans les dessous de sucre glace.

Elle est quartier luisant, confit de mandarine. Zeste d’orange sanguine.

Un concert sous acide qui passe en boucle sur la bande passante de mes émois. Elle me saisit aux yeux, aux jambes, aux bras. Pourtant je n’ose pas encore lui prendre la main.

Elle me déverse à petits flots cahotant sur ses jours à ravir ; puis me balaie à grande eau.

La nuit en pente, je dégringole.

Me rappelle combien de jour elle me malmène, à coup de fards fumants, de regards flous, de rires, de moues.

Peine perdue.

Je crois qu’elle conserve un idéal sous cellophane, et moi je ne passerai jamais ses douanes.

 

M.

Je voudrais qu’il ait un regard doux. Les doigts agiles. L’amour en tête. L’âme en fête. La voix chantante. Des rêves échappés. Des craintes en fuite. De la prose sur le revers de la main : qu’il me parle en mots à dix-neuf synonymes, en requiem sur le temps qui se range et allitérations sur l’éventuel à venir. J’aimerais que ses ‘’s’’ soient sensuels et sensitifs.

Qu’il soit amoureux de l’instantané, mais aussi de de tous ces instants pas encore nés.

Qu’il ne me regarde pas épouvanté si je lui propose comme moi un sandwich moutarde moutarde moutarde ou une tartine au citron cru.

Et puis surtout, que nous allions tous les jours voir la mer.

 

Image : Photographie – Bernard Plossu.

Rédigé par L.

Publié dans #Récit (1)

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Luc 15/09/2012 09:16

Comme ça fait du bien, ça me manquait.

L. 18/09/2012 17:21



Merci^^