La nuit où t’es,

Publié le 5 Août 2012

y a des flocons de sucre qui tombent sur mon monde. Des boules de barbe à papa couleur aquarelles poudreuses ; Candyland. Des pommes d’amour craquantes. Rouge cerise sur tes doigts qui fument.

Puis des p’tits avions papier-meringue qui valsent dans la brume.

J’aurais voulu que tu existes pour de bon, pour de vrai. J’espérais pouvoir te parler aussi joliment toujours que dans les bribes de cet août évanoui.

Je voudrais au moins pouvoir faire maintenant des pauses patientes là où tes mains se seraient posées après nous. Il y a un an, le mois dernier, vingt-cinq jours, hier, au crépuscule, ce matin, à l’instant.

Tu vois, j’ai le cœur lourd. Il est bondé comme un hall d’agence aux portes de l’été.

Médusé par la foule de tes mots affranchis. Il y a un an, le mois dernier, vingt-cinq jours, hier, au crépuscule, ce matin, à l’instant.

Candyland.

 

 

 


 

 

 

Rédigé par L.

Publié dans #Journal

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Je suis tournée vers la création à ma manière, mais ce qui me passionne le plus c'est d'être spectatrice, de découvrir des sensibilités différentes qui émergent dans des contextes particuliers, et
de voir que dans le lot quelques uns mettent vraiment leur peau sur la table. Voilà !
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L


Merci beaucoup pour ce bref aperçu de vous, je suis toujours très heureuse de découvrir un peu mes lecteurs.


A tout bientôt j'espère.



F
D'ennui en ennui, de clic en clic, je tombe sur ton blog.
Je tombe et succombe.
Je l'ai découvert il y a quelques jours déjà, j'en ai sauvegardé l'adresse et j'y reviens maintenant puiser des instants de bonheur concentrés, épurés, même dans les notes d'amertume et de
mélancolie qui le gercent joliment. Le bercent aussi.
Je me suis faite éponge, j'absorbe, j'absorbe, et refuse de me dévider une fois saturée. Je ne suis pas encore rassasiée.
Tant de délicatesse, de subtilité, de douceur et de savoir-dire-les-mots-qu'il-faut-quand-il-faut, m'est presque douloureux tant ça m'emporte ! Je me laisse engloutir et glisser délicieusement vers
les profondeurs de tes écrits, et aux tréfonds du sens dont tu dotes tes mots se détachent des tentacules charmeuses qui viennent me transpercer la peau pour m'enlacer l'être, palpant au passage
les pans de mon âme encore avide de tes mots.

Je me perds, je bafouille et émerge d'une liqueur verbale enivrante avec le sentiment que je n'ai su rien dire de consistant, ou du moins pas suffisamment.

Merci pour les éclaboussures d'émotions que tu fais naître et gronder en moi, en nous.

Tendresse.
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L


Je suis surprise, touchée, heureuse d'avoir provoqué toutes ces choses.


C'est pour vous que j'écris.


Tendresses.



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J'ai découvert votre blog grâce au petit film de Yanis Koussim : )
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L


Merci pour ce petit éclairage.


Vous êtes tourné vers la création aussi, sinon ?



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Je viens de lire plus largement ce blog, une très belle écriture, une certaine finesse, une musique, un rythme qu'on ne croise pas souvent... ça mérite vraiment vraiment le détour. Tous mes
encouragements !
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Merci encore d'avoir laissé vos impressions, qui sont déjà des encouragements :)


J'aimerais bien savoir par quel hasard vous avez découvert Nuit bleue ?


 



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C'est très beau...
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L


Merci :)