Cheveux blancs — Lisa.

Publié le 6 Décembre 2012

 

 


 

 

J’aime faire des ricochets sur les eaux troubles du sens.

J’aime percuter un tas d’envies par accident.

Je ne m’imagine pas dans une relation pondérée, atone où on se regarderait dans le blanc des yeux à chaque rencontre par-dessus un café/thé/pepsi/coca/orangina/fanta citron.

Aujourd’hui, je m’ennuie avec toi puisque nous n’étreignons plus le silence comme autrefois.

*

Le vent de décembre pioche avec dévotion dans nos sillons mémoriels ;

regarde au bord des quais comme les eaux se lovent en parchemins, en boyaux torrides, en fusées de détresse.

Regarde au bord des quais, la joliesse, la douceur et l’ampleur,

de cet amour qui s’effiloche ; mon amour.

  Quand bien même tu m’en voudrais de l’anathème,

regarde du bord des quais,

toutes les fantaisies que le vent sème.

Sois léger, vois comme

le vent de décembre caresse les embarcadères.

À quoi ça sert de braconner aux portes de l’hiver,

sans cesse des aubaines que l’on imagine délétères ?

Pour ces conneries de statistiques sous volières.

Pour des chiffres qui coagulent, se placent entre les lignes puis se figent. 

Rédigé par L.

Publié dans #Récit (1)

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