Avec succès

Publié le 21 Juin 2012

 

J’aborde aujourd’hui ton nom comme on aborde un très haut mur.

Tout gribouillé, au recoin de son quartier, tout cramoisi, tout défraîchi, qu’on voudrait repeindre à la va-vite, d’une texture blanche un peu ancienne, sans gros moyens, entre copains, juste comme ça, en patriotes ; parce qu’à midi le jour commence, et que déjà on s’y ennuie.

 

Mercredi, te souviens-tu ? Alors que le printemps s’effilochait, j’ai gâché l’esprit de tes aveux. Devant la cave, sous les buissons. J’caresse maintenant ton veston, oublié dans la cuisine. Pour l’occasion je baptiserais bien un abricot avec Mélusine.

 

Je veux tout désaccumuler.

 

Me comprends-tu ?

Je laisse tomber tes lettres bateaux ivres dans les vasques de mon balcon.

L’encre se délite, tandis que dans ma gorge se répand finalement une sucette glacée au citron.

 

 

Rédigé par L.

Publié dans #Fragments

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K
Il y a ici quelque chose que je sens, et deux ou trois mots magnifiques qui claquent haut et fort.
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L


Merci beaucoup. Ca m'aide, surtout que je m'y remets à peine.


J'avais perdu les mots.


A tout bientôt j'espère.